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J'arrête mon agence à 180 000 € pour l'accompagnement IA

J'arrête Atrakt après 180 811 € de CA en un an. Ce que j'aurais fait autrement, ce que j'ai compris, et pourquoi je passe à l'accompagnement IA.

Johan Le Roch

9 min
Johan face caméra à côté d'une illustration : sa tête dans une cage jaune et l'étiquette la cage dorée

Pendant que la plupart des dirigeants d'agence rêvent de passer la barre des 100 000 € de chiffre d'affaires, moi j'en arrête une qui a fait 180 811 € en un an.

Honnêtement, sur le papier, c'est absurde.

Et pourtant, c'est la décision la plus lucide que j'ai prise cette année. Et c'est elle qui m'amène aujourd'hui vers l'accompagnement IA.

(Précision importante : c'est du chiffre d'affaires encaissé, pas du bénéfice. Une équipe, ça se paie.)

Attention, je te préviens tout de suite : ce n'est pas un article « j'ai tout plaqué pour vivre sur une plage ». Je bosse toujours. Je crois même que je suis incapable d'arrêter de travailler.

Petit contexte. Je suis développeur depuis 15 ans, freelance pendant 10. J'ai ensuite accompagné des freelances à trouver des clients, puis lancé Atrakt en juin 2025 : une agence qui refait les profils LinkedIn des entrepreneurs, avec un design premium et un copywriting orienté conversion. À côté, il y a Klapers (le contenu vidéo des entrepreneurs) et Get Some Proof (un outil de témoignages clients).

Atrakt, je suis en train de la céder.

Si ton activité tourne déjà et que tu te demandes si tu construis la bonne, voilà ce que j'en retiens, leçon par leçon.

(Et si tu préfères la version vidéo, elle est juste ici.)

Leçon 1 : la liberté peut devenir une cage dorée

Quand j'ai remplacé mes revenus de freelance par de la formation et de l'accompagnement, je me suis senti libéré. Plus d'horaires de bureau. Je travaillais quand je voulais. Mes résultats dépendaient de ma performance, pas de mon temps passé de 9 h à 18 h.

Sauf qu'il y a un côté vicieux.

Tu veux plus de liberté, mais en fait c'est une cage dorée : tu te retrouves à travailler beaucoup plus.

Et ce que tu négliges en premier, c'est ce qui compte le plus. Moi, c'était ma femme et mes enfants.

En prime, j'ai fait deux choses compliquées en même temps : lancer un business de zéro et m'expatrier à Maurice. Les frais du déménagement, l'URSSAF et les impôts de l'année précédente qui tombent alors que tes revenus repartent de zéro, les visas, la famille qui doit trouver ses marques... La charge mentale explose.

Puis la santé a lâché. Un problème qui m'a valu plusieurs allers-retours à l'hôpital et deux opérations. Résultat : un mois entier sans travailler.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que si ton activité a besoin de toi partout, tout le temps, tu n'as pas acheté ta liberté. Tu as juste changé de patron.

Leçon 2 : une demande qui revient, c'est un business

Atrakt n'est pas née d'une idée géniale. Elle est née d'une question qu'on me posait sans arrêt.

À l'époque, j'accompagnais des entrepreneurs à trouver des clients. Pour moi, j'avais de bons visuels, grâce à mon frère qui est designer. Et les gens que je coachais me demandaient : « Est-ce que je peux avoir la même chose sur mes réseaux ? »

Ils voulaient une meilleure valeur perçue. Un truc qui compte énormément aujourd'hui, et qui va continuer à compter avec l'IA.

Donc j'ai commencé à refaire leurs profils LinkedIn. D'autres personnes sont arrivées en DM. J'ai recruté un copywriter et un deuxième designer.

Et c'est là que ça a pété. Dès les premiers mois, j'ai pu arrêter l'accompagnement pour ne faire que ça.

Tu vas me dire : « OK, mais moi, je n'ai pas de demande comme ça. » Tu en as sûrement une. C'est juste que tu ne la vends pas encore. Regarde ce que tes clients te redemandent, ce que tu fais « en plus » et gratuitement, ce qui revient dans tes appels.

Leçon 3 : ne cours pas après ceux qui te copient

Quand ça marche, ça se voit. Et quand ça se voit, ça se copie.

Des gens ont plagié nos bannières, nos assets, et même nos process. Avec l'arrivée de Gemini pour générer des images, certains prenaient carrément nos profils, changeaient les couleurs et les textes, et republiaient le tout... en laissant le petit logo Gemini en bas à droite.

Pas dégueu' comme culot.

Alors j'ai couru après eux. J'ai envoyé des messages, menacé de poursuites. Une énorme perte de temps.

Quand une vingtaine de personnes font ça, tu passes plus de temps à regarder ce que font les autres qu'à avancer sur ce que tu fais, toi. Et ta progression le paie directement.

Leçon : protège ce qui compte, puis remets la tête dans ton business. La meilleure défense, c'est d'avoir un coup d'avance.

Leçon 4 : ce que je referais autrement pour faire grandir l'agence

Atrakt marchait. Mais avec le recul, je vois clairement ce qui l'a bridée.

D'abord, le temps passé en appel. Une fois sur deux, c'était pour vendre une presta à 990 € à quelqu'un qui n'était pas convaincu de l'importance de soigner sa présence en ligne. Épuisant.

(Une vente sur deux se faisait quand même directement sur le site, sans appel. Le tunnel, le copywriting et la preuve sociale faisaient leur boulot.)

Ensuite, je n'ai fait que de l'organique. Je me suis concentré sur le contenu, les appels de vente et le setting, au lieu de déléguer.

Cinq leviers que Johan activerait aujourd'hui : SEO et GEO, YouTube, déléguer, offre récurrente, ads et marché US
Les leviers que je n'ai pas activés sur Atrakt.

Voilà ce que je ferais aujourd'hui :

  1. Le SEO et le GEO. Le GEO, qu'est-ce que c'est ? Tout simplement : être cité par les IA comme ChatGPT quand quelqu'un pose une question sur ton métier.
  2. Plus de YouTube, de lives et de partenariats. Des canaux qui travaillent pour toi pendant que tu fais autre chose.
  3. Déléguer une partie des appels et du setting.
  4. Une offre récurrente ou à plus haute valeur. Aller voir des agences, des start-ups, des entreprises avec beaucoup d'employés, qui ont besoin d'une visibilité premium et d'une vraie stratégie d'acquisition.
  5. Les ads et le marché US. Là-bas, les clients paient trois fois plus cher le même type de prestation, sans appel de vente. Et en qualité, la concurrence était très loin.

Avec tout ça en place, je pense qu'Atrakt aurait pu viser 50 000 € par mois. (C'est mon estimation, pas un résultat.)

Alors pourquoi je ne le fais pas ? Parce que je n'ai plus envie de ce format d'agence. Et ça, c'est la leçon suivante.

Leçon 5 : un objectif de chiffre d'affaires n'est pas un objectif de vie

Avant de partir de France, j'avais un objectif : 50 à 100 000 € par mois avec un de mes business. C'est ça qui me drivait. Orgueil, ambition, statut social ? J'en sais rien.

Mon meilleur mois, c'est 34 000 € de CA : 24 000 € avec Atrakt, le reste avec une presta de coaching IA. Et je ne l'ai pas tenu dans la durée.

Surtout, j'ai compris que j'avais un désalignement entre ce chiffre et ce que je voulais vraiment : la tranquillité d'esprit, et du temps avec ma femme et mes enfants. Ils grandissent tellement vite. On a déjà fait la moitié de leur vie avec nous.

Courbe qui monte jusqu'à 20 000 € net par mois puis devient plate, avec la mention au-delà inutile
Au-delà d'un certain niveau, plus de chiffre n'achète plus de tranquillité.

Entre 10 000 et 20 000 € net par mois, tu sens une vraie différence : plus de voyages, plus de restos, plus d'activités. Mais au-delà d'environ 20 000 € net, pour moi, avoir plus devient inutile.

À Maurice, je connais des gens qui font 20 à 30 000 € de chiffre d'affaires récurrent tous les mois, en travaillant une demi-journée. Parfois deux heures par jour.

C'est ça que je trouve plus fort. Pas le gros chiffre. Le gros chiffre stable, avec peu d'heures.

L'entrepreneuriat ne devrait pas te bouffer plus de huit heures par jour. Et encore, huit heures, c'est énorme.

Moi, il me bouffait mes nuits et mes soirées, jusqu'à ce que ma santé flanche. Maintenant, c'est clair : famille et santé d'abord, et de très loin. L'entrepreneuriat passe en numéro 2 ou 3.

Donc je cherche un business qui me plaît assez pour durer, en revenus récurrents, pour avoir la tête tranquille. Et ensuite, du temps pour les projets qui ont du sens.

Leçon 6 : vends ce que le marché demande maintenant

Le marché a changé. Il est tendu, il bouge vite, et vendre des services sur le marché francophone devient plus dur.

Et surtout, les gens génèrent eux-mêmes leurs visuels avec l'IA. Même si ce n'est pas premium. Même s'ils ne sont pas experts en copywriting.

Je serais complètement bête de continuer à me battre pour vendre du brand design, un service qui me plaît moins qu'avant, sur un marché qui part dans une autre direction. Parce que ce que les gens demandent aujourd'hui, c'est de l'IA.

Et ça tombe bien. J'ai lancé toutes mes agences avec l'IA. Ce qui m'a fait vivre jusqu'ici, c'est le développement, le marketing de mes produits, la personal brand, le copywriting et la visibilité. Et l'IA m'a permis d'aller beaucoup plus vite sur chacun de ces points : tester, itérer, recommencer.

Petite parenthèse : je vise aussi de plus en plus le marché anglophone, et surtout les US. Plus de portes ouvertes, et si une crise touche un pays, tu continues à vivre de services de qualité ailleurs.

Leçon 7 : l'IA amplifie ton savoir-faire, elle ne le remplace pas

C'est la partie que beaucoup ratent.

Chez nous, on ne demande pas à l'IA de faire le travail à notre place. On utilise l'IA, mais on y ajoute le goût du développeur, du designer, du copywriter et du marketeur.

Johan explique que l'IA ne travaille pas à notre place mais amplifie les compétences, illustré par un robot et une fusée
L'IA, c'est un amplificateur. Pas un remplaçant.

L'IA ne travaille pas à ta place : elle amplifie ce que ton équipe sait déjà faire.

Deux exemples concrets.

Chez Klapers, avec deux ou trois heures d'enregistrement par mois, on produit 30 contenus diffusés automatiquement sur tous les réseaux. De l'offre au script, de l'enregistrement au montage et à la publication.

Get Some Proof, on l'a construit en deux semaines avec Raphaël, notre designer. Un outil pour récupérer, modérer et afficher des témoignages clients, parti d'un besoin qu'on avait dans nos propres agences.

Ce n'est pas l'IA qui fait la différence. C'est l'IA entre les mains de gens qui savent ce qu'est un bon résultat.

Ce que je fais maintenant : l'accompagnement IA

Ces derniers mois, j'ai testé une nouvelle offre. Le principe : aider des entrepreneurs, des infopreneurs et des chefs d'entreprise à devenir indépendants. Se passer d'agence ou de développeur en quelques mois grâce à l'IA, et remplacer une pile d'outils disparates par quelque chose d'homogène, pensé pour leur business.

Concrètement, je leur apprends à construire des outils stables et faciles à maintenir, avec la stack et la méthode d'un développeur... sans être dans la tech.

Bilan du test de l'offre : 6 entrepreneurs, 2 clients payants et 4 cobayes, 100 % ravis
Le premier test de l'offre d'accompagnement IA.

Je l'ai testée sur six entrepreneurs : deux clients payants et quatre cobayes qui ont bien voulu essayer la méthode. Les six sont ravis, et les deux clients payants ont eu des résultats très rapidement.

L'accompagnement dure trois mois. On passe plusieurs heures sur leur stack et leurs problèmes. Et surtout, on réfléchit correctement au produit, au lieu de « vibe coder » un truc avec un prompt qui ne marche plus en production au bout de deux semaines.

Le vibe coding, qu'est-ce que c'est ? Tout simplement : demander à l'IA de coder une appli sans vraiment comprendre ce qu'elle produit. Ça marche en démo. En vrai, ça casse.

Comparaison : le vibe coding casse en deux semaines, penser produit donne un outil stable en production
Penser produit avant de prompter.

Et pour moi, ce format est super confortable en charge mentale. Je ne suis pas dans l'opérationnel, contrairement aux projets où je suis responsable de tous les livrables. Les deux approches se complètent : je t'accompagne pour que tu construises, ou on construit pour toi.

Bonus : 7 questions à te poser avant de faire grossir ton activité

Prends une feuille, réponds honnêtement. Tu sauras où tu en es. (La version complète, à cocher, avec 9 questions et la façon de lire tes réponses, est dans la checklist gratuite.)

  1. Si je m'arrête un mois demain, qu'est-ce qui s'arrête avec moi ?
  2. Qu'est-ce que mes clients me redemandent sans que je le vende ?
  3. Combien d'heures par semaine je passe en appel pour vendre une petite presta ?
  4. Mon offre est-elle récurrente, ou je repars de zéro chaque mois ?
  5. Quel canal j'ignore encore : SEO, GEO, YouTube, partenariats, ads ?
  6. Le chiffre que je vise, il sert à quoi, concrètement ? Au-delà d'un certain niveau, il n'achète plus rien.
  7. Ce que je vends, les gens pourront-ils le faire eux-mêmes avec l'IA dans deux ans ? Si oui, c'est le moment de faire évoluer l'offre.

Pour aller plus loin

Toute l'histoire, avec les coulisses d'Atrakt, de Klapers et de Get Some Proof, est dans la vidéo en haut de l'article.

La checklist gratuite, « 9 questions avant de faire grossir ton activité » : 10 minutes, à cocher, avec ce que veulent dire tes réponses et par quoi commencer. Elle est ici.

Et si ton activité tourne déjà et que tu sens que l'IA pourrait te libérer du temps, sans savoir par où commencer, c'est exactement le sujet d'un premier appel.

On regarde ensemble tes process et ce qui revient tout le temps. On classe les usages de l'IA par utilité et par effort. Puis on choisit une approche et des prochaines étapes concrètes.

Soit je t'accompagne pour que tu construises tes propres outils. Soit, si ton besoin est déjà clair, on le construit avec mon équipe : c'est la réalisation.

Et toi, c'est quoi la tâche qui revient tout le temps dans ta semaine ? Dis-le-moi en réservant un appel ou sur WhatsApp.

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