Une de mes offres a signé son premier client au bout de trois jours. Avec un seul post LinkedIn.
On m'a dit que j'avais eu de la chance. Que je lance un truc et que ça marche du premier coup.
Honnêtement, non. Je ne lance plus rien sur une idée « qui va forcément marcher ». Je pars de ce que les gens me demandent déjà, et je vérifie qu'ils paient avant de construire quoi que ce soit. C'est ça, pour moi, valider une idée de business.
Pas besoin d'une idée de génie. Pas besoin de partir de zéro. Pas besoin de coder une appli pendant six mois avant de savoir si quelqu'un en veut.
Attention, je te préviens tout de suite : ce n'est pas un bouton magique. Je ne te promets pas des millions, et je ne sais jamais d'avance jusqu'où une offre peut monter. Ce que je sais, c'est qu'avec cette méthode je ne finis pas à zéro.
Cet article est surtout pour toi si ton activité tourne déjà. Tu as des clients, une audience, ou au moins un réseau. Et tu te demandes quelle offre lancer ensuite, avec ou sans l'IA.
Petit contexte.
Je suis développeur depuis plus de 15 ans. J'ai lancé plusieurs activités à partir de demandes réelles : Atrakt, une agence de refonte de profils LinkedIn, Klapers, une offre de création de contenu, et plus récemment Get Some Proof, un outil pour récupérer des témoignages clients. Aucune n'est partie d'une idée sortie de mon chapeau.
(Et si tu préfères la version vidéo, elle est juste en dessous.)
Voilà exactement comment je fais, étape par étape.

Pourquoi une bonne idée ne suffit pas
Avant la méthode, un truc à comprendre.
Une idée seule ne fait pas un business. Il te faut deux choses en plus : un marché qui veut ce que tu proposes, et le bon timing. Sans ça, tu peux avoir la meilleure application du monde, tu n'auras pas de clients.
Et il y a un piège : vouloir faire quelque chose qui n'existe pas encore. Statistiquement, tu as beaucoup plus de chances d'avoir une mauvaise idée que d'être un génie. Dans la vidéo, je dis 90 % contre 10 %. C'est une image, pas une étude, mais l'idée est là.
Il y a dix ans, je fonctionnais comme ça : « J'ai une idée de truc de ouf, je lance une application. »
Ça, c'est mort.
Aujourd'hui, je n'irai jamais sur quelque chose qui n'existe pas. Je pars de signaux d'intention : des gens qui demandent déjà quelque chose, et qui sont prêts à payer pour l'avoir.
Étape 1 : repérer ce qui coince dans ton activité
Tout part de ton activité actuelle.
En 2025, je faisais de l'accompagnement pour des freelances. Et plusieurs personnes, en peu de temps, m'ont demandé la même chose : refaire leur profil LinkedIn. Positionnement, copywriting, design. Puis d'autres assets pour les réseaux, une landing page.
Pourquoi moi ? J'avais à peu près 15 000 abonnés sur LinkedIn à l'époque, et tous mes clients venaient de là. Les gens voulaient savoir comment j'avais un profil aussi travaillé.
Alors j'ai appliqué mes concepts sur ces premières personnes. Elles ont eu des résultats. D'autres sont arrivées par le bouche-à-oreille. Et seulement là, j'ai lancé Atrakt, avec déjà de la preuve sociale.
Résultat : entre 10 et 15 000 € de chiffre d'affaires le premier mois. (Et oui, c'est du CA, pas du bénéfice : j'avais un designer avec moi, et je faisais le copywriting.) Ensuite, j'ai augmenté mes prix, structuré, recruté pour déléguer et me concentrer sur le marketing et l'acquisition.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que le timing était bon parce que plusieurs signaux étaient là en même temps :
- des demandes entrantes, sans que je les provoque ;
- de la visibilité sur les réseaux ;
- un produit facile à marketer ;
- des gens prêts à l'acheter ;
- des clients contents qui en parlaient autour d'eux.
Quand tu as cette dynamique, c'est beaucoup plus dur de se foirer, au final. Tu ne sais pas jusqu'où tu vas pouvoir pousser, mais tu sais que ça va vendre.
Donc non, ce n'était pas de la chance. J'ai repéré des signaux dans mon marché, dans ma niche, et je les ai saisis. C'est juste ça.
Chez toi : qu'est-ce que tes clients te demandent en plus de ce que tu leur vends ? Qu'est-ce que tu refuses, ou que tu fais « pour rendre service », trois fois par mois ?
Pas de signaux chez toi ? Va les chercher chez un partenaire
Si personne ne te demande rien en ce moment, regarde ce que font des gens dont le business tourne bien. Et pose-leur une question simple :
« Est-ce que tu as des demandes récurrentes de tes clients que tu ne peux pas gérer aujourd'hui ? »
Souvent, la réponse ressemble à : « Oui, mes clients ont tout le temps ce problème, on n'a rien pour le gérer, et je n'ai pas envie de développer ça. »
C'est une piste en or. Ces clients paient déjà ce partenaire pour autre chose, et ils lui réclament un nouveau service.
Tu peux alors construire le service pour eux, et reverser au partenaire un pourcentage sur chaque client qu'il t'apporte. L'apport d'affaires, c'est exactement ça : quelqu'un te présente un client, tu le rémunères. Ou vous signez un vrai partenariat, plus officiel.

Même logique avec une audience. Dans la vidéo, je prends l'exemple de Harry, un créateur YouTube passionné de méditation, avec quelques milliers de personnes qui écoutaient ses podcasts. Il a regardé les applis de méditation sur les stores : les meilleures font des millions par mois. Le marché était validé. Il en a fait une pour sa niche, et il l'a montrée à son audience, son canal de distribution. (Ses chiffres, pas les miens.)
Le point commun : l'idée existe déjà, elle est demandée, et tu as un moyen de la distribuer, à ton audience ou à celle d'un partenaire.
Étape 2 : un seul besoin, une offre très nichée
Une fois la douleur repérée, ne cherche pas à tout régler.
Je préfère répondre à un seul besoin, très niché, mais de la meilleure manière possible. Le but : qu'on se dise « pour ce problème-là, la meilleure solution, c'est son service ». Et avec l'IA, tu peux itérer très vite sur ce besoin précis.
Get Some Proof est né comme ça. Dans toutes mes activités, j'avais le même problème : récupérer des témoignages clients.
Pourquoi je savais que ça valait le coup ? Parce que la preuve sociale m'a toujours ramené des clients. À chaque cas client publié, de nouvelles personnes me contactaient parce qu'elles se reconnaissaient dedans. Surtout avec des témoignages vidéo ou des captures de conversations WhatsApp.
Sauf qu'aller voir chaque client content, lui demander un témoignage, le relancer, récupérer la vidéo par WhatsApp, par mail ou sur un Google Drive… C'est horrible.

Le marché existait déjà. Des outils comme Senja ou Testimonial.to ont une bonne base d'utilisateurs. Plutôt que de payer l'un d'eux, je me suis construit le mien, taillé pour mes besoins : un lien que j'envoie au client, il laisse son témoignage écrit ou vidéo, et un score décide s'il est publié tout seul sur le site.
Et surtout, j'y ai mis ce qui me différencie : le score, la modération automatique, la traduction, et un outil pilotable par un agent comme Claude ou Codex. C'est ce mécanisme unique qui rend l'offre plus facile à vendre qu'une copie de plus.
Une question qu'on me pose souvent : « Et si ce n'est pas le projet qui rapporte le plus ? »
Pas grave. L'outil sert déjà dans toutes mes activités. Et mes clients, qui ont tous des services qui tournent, ont aussi besoin de témoignages : j'en ai déjà qui l'utilisent.
Chez toi : si tu ne pouvais régler qu'UN problème pour tes clients, lequel ? Et qu'est-ce que tu ferais que les solutions existantes ne font pas ?
Étape 3 : tester avec tes premiers clients avant de construire
Une offre n'est validée que quand quelqu'un paie.
Klapers en est l'exemple le plus net. Via un client d'Atrakt, l'équipe a repéré une autre douleur : la création de contenu. Et chez Atrakt, on recevait souvent la même demande. On ne voulait pas forcément en faire un business à part entière. Alors on a juste testé.
On a lancé une offre de création de contenu à 4 à 6 000 € par mois. Au bout de trois jours, on avait signé notre premier client, avec un seul post LinkedIn.

Pas de site parfait, pas d'appli. Une audience, une douleur identifiée, une offre claire. Ça suffisait pour savoir que l'idée pouvait faire du cash.
Et on a quand même choisi de ne pas continuer sur ce modèle, parce que ce n'était pas le meilleur véhicule pour nous. Valider une idée, ça sert aussi à ça : décider vite, dans un sens ou dans l'autre.
Côté exécution, tu peux aller très vite avec l'IA : le copywriting, le marketing, le contenu, et même la prospection, que tu peux automatiser. Puis tu testes sur le terrain avec tes premiers clients.
Et pendant ce test, récupère de la preuve sociale. Chaque client content qui le dit, c'est ton meilleur argument pour les suivants. (Les messages pour proposer l'offre à tes clients et demander un témoignage sont dans la mini-formation gratuite, le lien est en bas.)
Étape 4 : une fois les premiers clients contents, tout sur l'acquisition
Quand les premiers clients sont satisfaits, tu peux mettre le paquet sur l'acquisition. Trois grandes familles de canaux :
- L'outbound : tu contactes directement des gens pour leur proposer ton service. C'est la prospection classique.
- L'inbound : tu montres ce que tu fais sur les réseaux, et les gens viennent vers toi.
- Le full-bound : un mélange des deux, celui que j'utilise. Des campagnes automatisées ajoutent de nouvelles personnes à mon réseau, elles voient mon contenu, elles me contactent, et je fais du setting.
Le setting, qu'est-ce que c'est ? Tout simplement : discuter avec quelqu'un jusqu'à obtenir un rendez-vous. Pour Atrakt, je l'ai automatisé sur LinkedIn avec MimikFlow, et c'est assez bluffant.
Je suis aussi en train de mettre en place une autre stratégie avec Pushrank : travailler le SEO de mon site, pour remonter dans Google et dans les réponses des IA, et amener plus de trafic.

Mesure d'où viennent tes ventes
Le piège, c'est de faire du contenu sans savoir ce qui vend.
Je traque tout. Sur Atrakt, j'utilisais DataFast, qui lit les UTM de mes liens. Un UTM, c'est une petite étiquette ajoutée à la fin d'un lien : la source (LinkedIn), le nom du post, la date. Résultat, tu sais exactement quel post a amené quel acheteur.
Dans la vidéo, je déroule le parcours d'une vraie acheteuse :
- première visite le 24 février 2026, depuis un lien LinkedIn ;
- elle scrolle la page et passe du temps sur les témoignages clients ;
- le lendemain, elle revient en tapant mon site sur Google, et retourne voir les témoignages ;
- quelques jours plus tard, elle revient encore, toujours sur les témoignages ;
- puis elle achète directement, sans même me contacter, alors que mon calendrier et WhatsApp étaient sur le site.

Elle avait besoin d'être rassurée. Et ce sont les témoignages qui l'ont rassurée.
J'ai vu ce schéma revenir à chaque fois : les gens vont sur les preuves sociales, et c'est ça qui déclenche les achats. C'est d'ailleurs pour ça que je travaille sur Get Some Proof.
Bonus : 3 questions avant de construire, et 2 leviers gratuits
Avant de construire quoi que ce soit, réponds à ces trois questions :
- Est-ce qu'au moins trois personnes m'ont demandé la même chose ces derniers mois, ou un partenaire me l'a confirmé chez ses clients ?
- Est-ce que des solutions à ce problème existent déjà et ont des clients ?
- Est-ce que je peux vendre l'offre à un premier client avant de construire l'outil ?
Trois oui, tu peux tester. La version complète, en 10 cases à cocher, est dans la mini-formation gratuite, avec un exercice et des modèles de messages pour chaque étape.
Et deux leviers d'acquisition qui ne coûtent rien, à lancer dès ton premier client content :
- Le bouche-à-oreille provoqué. Demande à un client satisfait de te présenter à trois personnes de son réseau qui pourraient avoir besoin de toi. Tu hérites de sa confiance. Sur WhatsApp, ça marche très bien.
- L'affiliation. Propose un vrai pourcentage, idéalement à vie, autour de 20 ou 30 % sur un service récurrent. Sur une vente unique, c'est moins motivant pour celui qui te recommande.
Pour aller plus loin
La vidéo complète est en haut de l'article, avec la démo de Get Some Proof de bout en bout. Et pour passer ta prochaine offre au crible, la mini-formation gratuite t'attend sur le campus : une leçon par étape, avec les messages à envoyer, les prompts IA et la checklist de 10 cases.
Si ton activité tourne déjà et que tu sens qu'il y a une offre à lancer, sans savoir laquelle ni par où commencer, c'est le travail qu'on fait ensemble.
En consulting IA, on part de ton activité réelle : ce que tes clients te demandent, ce qui revient chaque semaine, ce qui grince. On classe les pistes par utilité et par effort, et tu repars avec une approche claire, pas une liste d'idées en vrac.
Et si la piste mérite un outil, une application ou une landing page, on peut aussi la construire avec toi : design, message et développement compris. C'est comme ça que Get Some Proof est sorti de mes propres activités.
Et toi, c'est quoi la demande que tes clients te font tout le temps, et que tu ne vends pas encore ? Réponds-moi sur WhatsApp ou en réservant un appel.

